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Depuis l’avènement de Youtube, ou plus généralement des contenus visuels sur internet, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la TV. Déjà qu’internet détourne une grande portion du temps que l’on alloue à la TV, à présent avec les débits que les fournisseurs offrent et les différentes alternatives disponible sur la toile petit à petit les clics de souris s’invitent dans « le salon ».
Cependant je ne pense pas que l’heure de la TV telle qu’on la connaît soit arrivée à sa fin. Bien entendu elle doit se reformer, comme Loic le formule (pourquoi la TV pue) une période d’adaptation s’impose.
A vrai dire la TV a déjà entrepris depuis un petit temps sa reforme. Gamin, l’émission Rap City (au début des années 90) proposait aux téléspectateurs de choisir les clips qu’ils voudraient voir : au bas de l’écran défilaient les noms d’artistes avec des numéros, en joignant le standard on pouvait choisir le clip que l’on souhaitait voir. Certes le concept est vite limité mais c’était un pas en avant pour donner au téléspectateur plus de liberté. Bien que payante, l’apparition de chaînes thématiques s’inscrit également dans cette perspective. Le modèle de base de Canal plus est aussi un exemple intéressant avec ses multiples rediffusions (à l’époque quand j’étais abonné, un film était diffusé 7 fois, à des heures différentes, durant son cycle de vie dans la programmation).
Ce concept de liberté (ou dirais-je de contrôle) est un élément central chez le téléspectateur : magnétoscope, location, rediffusion, etc… cherchent plus ou moins à combler ce désir de contrôle. Aujourd’hui il devient de plus en plus pesant puisque les alternatives naissantes sont soit illicites, soit onéreuses. Et c’est la raison pour laquelle la TV d’aujourd’hui doit se reformer.
Etant un grand fan de basketball et surtout de NBA par exemple, je me préoccupe plus tellement des programmations TV pour voir un match, des logiciels peer to peer permettent de voir en direct des matchs NBA, encore mieux compte tenu du décallage horaire dès la fin de la diffusion du match celui-ci est disponible en téléchargement. Je peux donc automatiser la capture de ces matchs en associant le flux RSS de ces sites avec mon client bitorrent (grossomodo pendant que je ronfle le programme s'occupe du téléchargement pourqu'au réveil je puisse en disposer comme bon me semble). Ceci est un exemple parmis tant d’autre de souplesses qu’offrent internet par rapport aux médias traditionels.
Bien entendu ce genre de comportement est embryonnaire pour le moment, la TV dans sa forme actuelle règne toujours en maître et la transition sera probablement lente, mais cela permet d’entrevoir déjà les défis à venir.
Pour entamer la réflexion on peut prendre comme départ l’industrie de la musique mais surtout celle des radios qui de part leur forme intègrent plus facilement la transition : diffusion numérique, streaming, podcast. La majorité des radios disposent à présent de cette souplesse et dans cet espace force est de constater que plus ces reformes sont effectives plus ces grands médias sont renforcés. L’émergence de radios alternatives sont à présent confronté de face aux grands conglomérats puisque l’écart technologique est de plus en plus réduit. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne crois pas du tout à l’agonie annoncée des grands groupes télévisuels. Il y a des formats qui seront plus propices à prendre les devant dans cette période de transition, je pense notamment aux contenus épisodiques. A terme, fournisseurs de contenu et fournisseurs d'accès internet ne feront plus qu'un et c'est peut-être la carte à jouer.
A suivre...