5 posts tagged “télévision”
Oui, je dirais même qu'elle l'a ratatiné. Il y a juste quelques instants je me dis tiens voyons ce qu'il y a dans cette boite. Comme d'habitude je zappe, je zappe, et je tombe sur France 2. L'arène de France, je m'y attarde en me disant que ça pourrait être interressant, le temps de voir que le sujet du jour c'est peut-on vivre sans sexe ? Ils vont me faire croire que c'est une question qui tracasse une majorité de sujets ? Je vois déjà la scène: salut Robert quoi de neuf ? - je sais pas trop, je me demande si on peut vivre sans sexe !?
Bref, je me suis levé, j'ai quand même un profond respect pour la télévision en elle même, au lieu d'utiliser la télécommande je l'ai éteinte à la souche même.
Je suis content d'avoir internet parce que je n'aurais plus à subir un dictat, me soumettre à des horaires inflexibles , ou encore supporter un discours monocorde. Me concernant, la télé dans sa forme actuelle est morte, c'est déjà une époque lointaine, un autre siècle... Heureusement que j'habite la Belgique où les chaînes flamandes passent les films et séries étrangères en VO, cela me permet d'améliorer l'écoute et la compréhension de l'anglais. Même si c'est une connerie que je regarde, au moins j'apprends quelque chose qui me sera vraiment utile. Tiens ça me donne envie d'embrayer sur une autre note concernant une autre absurdité de la TV: les doublages...Prochainement...
Profit est une série TV que Canal Plus Belgique a passé durant une saison, entre 1997-1999, je ne sais plus exactement. J'ai envie de revoir cette série controversée que FOX a eu l'audace de stopper net après seulement quatre diffusions. J'ai envie de la revoir parce que parfois il vous arrive de vouloir revoir avec un oeil d'adulte des films, relire des bouquins, etc... que l'on a aimé étant jeune.
Profit a été retiré de l'antenne de FOX parce que certains adultes, comme d'habitude, ont décidé que cette série allait à l'encontre du politiquement correcte. Ce n'est pas faux, Jim Profit represente tout ce qu'il y a de détestable chez une personne, mais dans la vie de tous les jours, la jungle urbaine, des Jim Profit on en croisera tôt ou tard sous une facette ou une autre.
Déjà jeune je trouvais absurde le fait que l'on censure certains sujets parce que je n'étais pas dans la bonne catégorie: à 18 ans je peux, mais à 16 ans je peux pas. Un peu comme le code de la route: à 100 km/h je deviens un tueur potentiel, mais à 90 km/h je ne suis plus un danger.
Quand on sort du cocon familial il y a toute une facette du monde que l'on découvre et à laquelle il n'y aura pas de censeurs à la rescousse. C'est à ce moment que l'on se rend compte que cacher la vérité ne rend pas vraiment service. En cachant cette vérité, on risque d'engendrer des personnes qui ne seront pas prêt à affronter cette jungle urbaine, et finiront par se faire marcher dessus parce que leur repère ne sont plus les mêmes.
Je ne pense pas que je reproduirais ce genre de schéma avec mes gosses. A partir du moment où ils pourront avoir une réflexion sur un sujet, au lieu de la censure c'est plutôt le dialogue, la discussion et la confrontation d'idées que je chercherais à instaurer.
A 12 ans, j'étais assis au salon avec mon père, il regardait un reportage sur la guerre qui sévissait au Liberia. A partir d'un moment, en parlant de la venue au pouvoir de Samuel Doe, le ton du commentateur change et prévient que des images terribles allaient suivre. Mon père s'est tourné vers moi et il m'a dit: "Tu as entendu le monsieur, tu peux choisir de rester ou de partir, ce n'est pas de la fiction ce qui va suivre, c'est vraiment arrivé".
On m'a prévenu deux fois donc, cette fois j'avais le choix, je suis resté voir le reste des vidéo. C'était au bord d'une plage, des piquets avaient été érigées, une foule en liasse autour. Ensuite ils ont amené des personnes, les ont attaché à ces piquets. C'étaient les anciens ministres du régime que Samuel Doe venait de renverser. L'un d'entre eux est mort d'une crise cardiaque attaché au piquet, les autres ont été arrosés par des mitrailleuses. Ces images je les ais toujours en mémoire, comme si c'était hier. J'ai choisi de les voir parce que mon père m'a laissé le choix. Peut-être que je suis resté parce que je voulais voir cette réalité. Aujourd'hui je ne peux que le remercier de m'avoir laissé voir cette autre facette du monde tout gentil, tout beau que je connaissais jusque là. Mon baptême de feu dans la cruelle réalité de notre monde.
A 12 ans j'ai regardé à la télé ces massacres, à 12 ans d'autres enfants ont vécu ces évènements. Profit a été retiré de l'antenne parce que Jim Profit a couché avec sa belle-mère et tué son père, certaines personnes n'ayant pas pu supporté cette horreur. Et pourtant, c'est notre monde, celui dans lequel on vit. On a beau se mettre à l'écart, s'en éloigner, il est bien là et parfois plus près qu'on ne l'imagine.
La télévision américaine est en pleine effervescence ces dernières années. Chaque année voit son flow de nouvelles séries qui devront se battre pour avoir les faveurs du public. L'année dernière nous avons eu droit à d'agréables surprises, Prison Break, My Name is Earl par exemple. Les thêmes abordées sont de moins en moins consensuels, un large éventail de sujet sont ainsi couverts. Les faits de sociétés sont majoritairement traités et il n'est pas question de vendre coûte que coûte du rêve ou une quelconque morale déguisée. Une série comme The Shield prend à contrepieds le filon de Cops pour dépeindre la vie d'un commissariat de police. Tout ne parait pas aussi trivial.
Hollywood se fait donc damer le pion, et il n'est plus inconvenu de voir un acteur de cinéma joué dans une série. Cependant faut aussi dire que la télévision permet, en étalant sur les épisodes, de bien developper le traits des personnages ainsi que la narration. Faut aussi rajouter que la prise de risques financiers n'est pas équivalente non plus, pour qu'une série télévisée est du succès il ne faut pas obligatoirement des acteurs connu du monde entier.
La rentrée des séries télévisuelles vient à peine de débuter, j'ai eu l'opportunité de visionner Studio 60. C'est une série qui nous montre l'univers des shows télévisuels, Matthew Perry de Friends (Chandler) fait son retour entre autre. On sent d'ailleurs la pate du scénariste (celui de West Wing ou de Sports Night) qui garde la même approche: nous montrer l'envers du décor, ce qu'on ne voit pas. L'idée est loin d'être mauvaise. D'ailleurs elle est souvent abordée au cinema (il y a quelques semaines j'ai entre aperçu brievement le remarquable Quiz Show à la télé, à noter également cette année la sortie de Good night, and good luck).
Ce n'était que le pilot, mais après l'emballement du début qui faisait très cliché d'ailleurs le rythme n'a plus été pareil. Peut-être que les prochains épisodes seront différents mais dans le pilot on dénotait réellement un problème d'équilibrage au niveau du rythme. C'est une règle d'or en télé, il ne faut pas oublier de continuellement captiver l'attention du telespectateur et de lui laisser au fur et à mesure des ingrédients pour qu'il revienne la semaine suivante. C'est un problème auquel ils devront probablement faire face par la suite. La série ayant bénéficié d'un buzz conséquent aux USA, les chiffres d'audience de la season premiere ne seront pas un baromètre fiable. Personnellement je ne prendrais pas rendez-vous la semaine prochaine ;-), rester devant la télé est un luxe.